Dans une autre vie : Le poids de nos regrets silencieux
« Dans peu de temps, je vais mourir, j’ai demandé au médecin de cesser les médicaments, il a accepté. » C’est sur ce constat d'une lucidité froide et tranquille que s'ouvre le quatorzième chapitre de Tôles froissées et bénignes éraflures . Un homme au soir de sa vie s'apprête à partir. Autour de son lit, il y a les proches, les amis, la famille à qui l'on offre un dernier mensonge réconfortant : celui d'un départ en paix, l'illusion d'une existence sans vagues. Mais la vérité d'un homme meurt-elle avec lui ? Nathalie, ou la trajectoire des rendez-vous manqués En refermant les yeux, ce ne sont ni les visages officiels ni les souvenirs attendus qui refont surface. C'est elle. Nathalie. Le comptoir d'un bar , le temps d'un soupir, un coup de foudre comme un putain de choc et un silence coupable. Le pavé du boulevard Saint-Germain , au milieu du chahut d'une manifestation, un blouson de...